Aeschne de mai, Brachytron pratense
C’est court, la vie de libellule. Eh oui… Pas de temps à perdre. Sorties il y a à peine quelques jours, voici déjà les aeschnes printanières (Brachytron pratense) en train de pondre exactement sur les mêmes zones d’où les larves viennent de sortir. Cette belle dame verte, toute à son affaire, ne m’a témoigné qu’une attention polie pendant que j’admirais ses efforts.
J’ai observé cette jeune aeschne un long moment, en bordure de l’étang nord-est du parc, pendant qu’elle déposait un à un ses précieux oeufs dans un morceau de rubanier flottant. Elle est restée sur zone, ne se déplaçant que de quelques dizaines de centimètres pour trouver d’autres débris végétaux. Je n’ai pu trouver que deux individus aujourd’hui, dont un mâle en promenade à quelques dizaines de mètres de cette femelle. Beaucoup d’autres devraient bientôt apparaître.
Ces aeschnes sont cantonnées aux zones à végétation dense au parc de Brieux. J’en vois d’ailleurs rarement sur d’autres sites. J’ai l’impression qu’elles sont particulièrement attirés par la ceinture de rubaniers de l’étang nord-est, car elles sont nettement plus rares ailleurs.
En temps normal, au plus fort de la saison de reproduction, trouver des émergences de Brachytron pratense est un jeu d’enfant tellement les émergences sont localisées et groupées au parc de Brieux. Mais ce matin il m’a fallu une bonne heure pour trouver une seule exuvie, assez bien cachée et très basse au-dessus de l’eau. C’est donc que la saison de reproduction ne fait que commencer, à moins que d’autres exuvies n’aient été collectées. Avec leur taille, elles ne passent pourtant pas inaperçues sur les feuilles des rubaniers. Compter les exuvies est d’ailleurs le seul moyen de se faire une idée de la population locale. La période de vol est assez courte, et l’espèce est assez discrète bien que ces aeschnes se déplacent beaucoup.
Suivez le guide !
Page espèce Aeschne printanière au parc de Brieux
Cet article vous a plu ou pourrait intéresser vos amis ? Vous pouvez l'enregister ou le partager en ligne à l'aide de l'un des systèmes suivants :






Je ne l’ai jamais photographié, ni même vue je crois … bah, je ne désespère pas !
Cdt,
4 mai 2009 à 18:47Jma
(Cliquez sur la photo pour agrandir)
Non, faut pas désespérer, mais va falloir ouvrir l’œil parce que c’est pas très gros (la taille d’un sympétrum) et ça file vite. Et elles ne volent que pendant le printemps, principalement en mai.
Je viens de retrouver quelques exuvies de l’autre côté de l’étang nord-est. Repérer les émergences et les pontes, c’est utile pour savoir où les guetter l’année suivante.
5 mai 2009 à 17:26“Repérer les émergences et les pontes, c’est utile pour savoir où les guetter l’année suivante.”
7 mai 2009 à 21:54Merci pour le conseil, hélas les pecheurs débroussaillent tant les berges que les larves peinent pour trouver un support pour émerger.