Aeschne printanière, Brachytron pratense, Exuvies
Les exuvies de l’Aeschne printanière (Brachytron pratense) sont normalement les premières à être trouvées pour la famille des aeshnidae entre la fin du mois d’avril et le début du moi de mai, à l’exception toujours possible de quelques anax empereurs précoces. Cet article est dédié à la comparaison des exuvies de l’Aeschne printanière et celles de l’Aeschne isocèle (Aeshna isoceles), plus tardive mais dont les émergences commencent avant la fin de la période de vol de Brachytron pratense. Lorsque les deux espèces sont présentes sur un même site, leurs exuvies de taille similaire peuvent facilement être confondues si l’oeil n’est pas exercé. L’identification de l’Aeschne printanière est rendue possible par l’examen de la tête.
Faisant suite à l’article du 27 mai dernier consacré aux exuvies d’Aeschna isoceles et Anax imperator, j’ai choisi de ne pas représenter à nouveau ces deux espèces mais d’insister, à partir de photos d’exuvies de Brachytron pratense, sur les principales différences morphologiques permettant de différencier les deux aeschnes.
(Cliquez sur les photos pour agrandir)
Longues de 40 mm en moyenne, certaines un peu plus petites, les exuvies de l’Aeschne printanière peuvent généralement être trouvées à faible hauteur sur des plantes dont les racines sont immergées. Je n’en ai trouvé qu’une très petite quantité sur les berges, et jamais loin de l’eau (moins de cinquante centimètres). Le critère déterminant est la taille des yeux. Ils sont minuscules, atypiques pour une larve d’aeschne.
Vue de dessus, la tête paraît triangulaire à cause des petits yeux placés en avant. Les petites épines latérales sont très difficiles à voir sur les derniers segments abdominaux, et les appendices anaux sont également courts.
Avec un bon angle de vue, l’espèce peut être identifiée au premier coup d’oeil sur le terrain. Mais si la tête et les yeux sont examinés trop rapidement ou légèrement par dessous, les similitudes avec l’Aeschne isocèle prêtent à confusion. La coloration générale, unie, sans zébrures (comme sur les exuvies récentes d’Anax imperator) et les proportions sont identiques. L’étude de l’abdomen exige de collecter l’exuvie car les différences ne sont visibles qu’avec un fort grossisement. Il existe d’autres différences au niveau de la face et du masque qui nécessitent l’utilisation d’une loupe binoculaire mais je préfère insister sur des critères faciles à identifier sur le terrain ou sur photo sans matériel particulier.
Suivez le guide !
Page espèce Aeschne printanière au parc de Brieux
Page espèce Aeschne printanière sur Odonates 22
Page espèce Aeschne printanière sur Libellules de la Sarthe
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Toujours aussi intéressant et utile ! La première photo est terrible.
6 juin 2009 à 21:43
Je puise dans le stock réservé aux “jours de pluie” avec des photos “terrain” et “spécimens” encore non utilisées.
Il me reste un grand nombre d’exuvies à mesurer et phographier avant qu’elles ne se dégradent de toute façon (certaines attendent depuis un an…). Ça sera l’occasion de faire le tri.
7 juin 2009 à 19:58