Larve d’Agrion à larges pattes, Platycnemis pennipes
Le manque de lumière ce matin ne m’a pas permis de faire mieux pour cette larve d’Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes) découverte vers 10H00 au parc de Brieux. Elle cherchait une position adaptée sur une plante basse dont elle a “testé” plusieurs feuilles. La pluie recommençant à tomber je l’ai laissée continuer son processus de mue toute seule.
Les critères d’identification sont malheureusement peu visibles sur ces deux photos. La première chose à vérifier est l’aspect des lamelles caudales. Chez Platycnemis pennipes les lamelles sont longues, ovales (sans pointe) à leur extrémité et prolongées d’un “filament” blanchâtre. Les trois lamelles présentent normalement cette excroissance mais sur l’individu photographié, une seule l’a conservé.
Les antennes sont courtes par rapport à la longueur de la tête. Les segments 5 à 9 présentent de minuscules épines latérales. Les lamelles caudales sont marquées de 3 à 4 bandes sombres qui ne sont visibles que lorsque les lamelles sont écartées en éventail (lorsque la larve s’immobilise, les lamelles se plaquent les unes aux autres).
Suivez le guide !
Page espèce Agrion à larges pattes au parc de Brieux
Page espèce Agrion à larges pattes sur Odonates 22
Page espèce Agrion à larges pattes sur Mes libellules des Mauges
Page espèce Agrion à larges pattes sur Libellules de Sud Bretagne
Page espèce Agrion à larges pattes sur Philibellules
Page espèce Agrion à larges pattes sur Libellules de la Sarthe
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Je n’ai jamais eu l’occasion de voir le passage d’une larve du milieu aquatique au milieu aérien, j’imagine que ce doit être un gros effort pour la larve et une épreuve pour le métabolisme qui doit changer en peu de temps …
7 juin 2009 à 19:21En fait non, les larves d’odonates sont équipées pour la respiration aérienne dès leur dernière mue aquatique. La “sortie” est précédée par une phase préparatoire (une semaine environ, période pendant laquelle elles ne peuvent plus s’alimenter de toute façon). La larve vient en surface puis repart dans l’eau. J’avais photographié une larve d’Aeschne printanière en surface fin avril l’année dernière. La mue imaginale à proprement dit paraît très impressionnante, mais elle n’est que la continuité d’un processus de plusieurs mois.
7 juin 2009 à 20:21Je n’en avais encore jamais vue : bravo pour avoir bravé la pluie !
7 juin 2009 à 21:42